Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 05:16

Tous les sérivores ont dans leurs cœurs une série qu’ils affectionnent depuis des années, qu’ils chérissent comme un gosse son jouet et dont ils supportent difficilement et sans aucune objectivité les critiques émises en son encontre. Une série qui les a propulsés dans ce petite monde incroyable et fantastique qu’est le petit écran et leurs à donner l’envie et la motivation de s’intéresser à ce média si particulier pour devenir aujourd’hui accro a ces acronymes barbares que sont NCB, ABC, FX ou encre HBO que le profane confondra avec des appellations de drogues dures (mais n’a il pas tord ?).  Pour moi, cette série s’appelle Stargate SG1.




Pendant mon adolescence, le moment le plus important de ma semaine était de pouvoir suivre les aventures de Jack O’Neill et ses trois compagnons voguant de planètes en planètes flirtant avec le danger et l’inconnu en se sortant toujours indemne de situations catastrophiques. J’attendais avec ferveur le vendredi soir pour m’abreuver de mon Graal quotidien sur la sixième chaine. J’ai versé ma larme à la mort de l’acteur Don S David (General Hammond), j’ai crié ma rage quand Daniel Jackson est passé au placard, j’ai hurlé de joie quand il a réintégré le casting, en bref, je l’avoue sans honte, j’étais un fanboy pur et dur. Les années passant, la série a réussit la ou de nombreuses autres échouèrent: se créer une mythologie absolument gigantesque, passionnante, crédible et aux possibilités indéfiniment renouvelable, comme en témoigne la naissance d’une petite sœur en 2004 : Atlantis. 


Autre galaxie, autre équipe, nouveaux acteurs. La série, très prometteuse et remplie de qualités à ses débuts a néanmoins rapidement montré ses limites pour ne devenir que le pâle reflet de sa grande sœur lors de sa cinquième et dernière saison. Le fan boy a grandit et s’en ai rendu compte la ou il se fichait éperdument de voir un épisode moyen de SG1. J’ai vu entre le début de Stargate SG1 et la naissance d’Atlantis beaucoup d’autres séries, je me suis forgé un esprit critique et j’ai découvert des séries de science-fictions d’un niveau bien supérieur (Firefly, Battlestar Galactica). Néanmoins, je n’oublierai jamais les émotions que m’ont procurés la franchises Stargate, les heures de bonheur à écouter Samantha Carter vomissant son blabla scientifique à la vitesse d’un vaisseau Goa’uld, les « en effet » cultissime de Teal’c et son tatouage de badass, l’indifférence total d’O’Neill devant les explications incompréhensibles de Daniel Jackson, le caractère à baffer de Rodney MacKay, la gentillesse du docteur Beckett; j’ai même été heureux de retrouver Corin Nemec lors de la saison sept de SG1 après avoir adoré sa prestations dans la génialissime série Parker Lewis sur Canal J quelques années plus tôt.J’ai adoré voir tout ca et j’ai aimé tellement d’autres choses dans Stargate...


© MGM Television.



Les années passèrent et SG1 fut annulé, rapidement suivit d’Atlantis trois ans plus tard. Il n’a néanmoins pas fallut très longtemps pour que la famille Stargate renaisse de ses cendres et s’enrichisse d’un nouveau membre. Quand fut annoncé Stargate Universe, série dont le synopsis rappelait furieusement celui de Battlestar Galactica (des civils et des militaires bloqués dans un vaisseau et incapable de rentrer chez eux) mais dont le but premier était, selon ses créateurs de rajeunir la franchise en proposant des acteurs bien plus jeune que ce que Stargate nous avait proposé jusqu'à aujourd’hui, j’étais à la fois extrêmement sceptique et impatient. Impatient car Battlestar Galactica est a mes yeux la meilleur série de science fiction de tout les temps (malgré de gros défaut comme vous pouvez le lire a la fin de ma critique ici) et sceptique car j’étais horrifié à l’idée de voir la franchise Stargate devenir un potentiel teen show a la manière de la caricature hilarante proposé par l’épisode 200 de SG1. (a voir ici)


Toutefois, la vue du premier épisode dissipait peu à peu ses doutes pour les remplacer par une nouvelle crainte, beaucoup plus forte, beaucoup plus persistante et surtout beaucoup plus plausible après plus de 300 épisodes de Stargate. Les semaines passent, l’ennuie monte peu à peu en moi et cette crainte devient finalement réalité. Aujourd’hui, après 16 saisons de franchise, je peux le dire, Stargate n’a tout simplement plus rien à raconter.  En tentant de se renouveler, la franchise, via Universe tante d’imiter fadement des séries beaucoup plus talentueuse qu’elle en proposant au téléspectateur des intrigues fades et sans aucun intérêt en oubliant les fondamentaux qui ont fait son succés. En abandonnant peu à peu l’utilisation de la porte des étroites et en centrant son histoire sur des péripéties inintéressantes d’un équipage purement terrien à la manière d’une vulgaire émission de télé-réalité dans un vaisseau dont l’histoire et le fonctionnement sont si peu expliqués, Stargate a, avec Universe perdu son âme et échoué lamentablement la ou SG1 et Atlantis ont étés incroyablement efficace : créer une mythologie et des méchants ultra-charismatique.  

 

MGM Television


SG1 nous a régalé avec ses Goa’uld et ses Réplicateurs (moins avec ses Oris). Atlantis a ressuscité le mythe du vampire suceur de sang bien avant Twilights avec ses Wraiths et nous a proposé le méchant le plus improbable de la franchise : Les Geniis, des espèces d’Amish (en façade seulement) voulant faire exploser les Wraith à la bombe nucléaire (jouissif). Universe, pour sa part, ne crée absolument aucune mythologie en nous proposant uniquement une brochette improbable de personnages dans un vaisseau à des années lumières de la terre qui suit les premiers vaisseaux des Anciens dont le but était de poser les premières portes des étoiles il y a des millions d’années et… c’est tout, c'est quand même assez léger. Pour ce qui est des méchants vous repasserez, la série nous proposant principalement du réchauffé en refourguant, comble du comble, les ennemis les plus inutile et les moins crédible de toute la franchise : l’Alliance Luxienne venu tout droit de SG1 : des espèces de pilleurs profitant de la chute des Goa’Uld en leurs volants toutes leurs ressources et qui s’intéresse pour on ne sait quel raison au Destiny (petit nom du vaisseau où ont débarqués nos pathétiques héros).

 

La saison un de Stargate Universe s’est achevé vendredi dernier après 20 épisodes plus qu’inégaux. Le final propose un cliff intéressant après trois épisodes légèrement supérieur au reste de la série mais néanmoins, j’ai une certitude, je n’aurai jamais continué ce visionnage sans mon amour inconditionnel pour la franchise Stargate. Je me permets d’avoir encore un peu d’espoir concernant la seconde saison de la série avec l’arrivée prochaine dans le cast du talentueux Robert Knepper (T-Bag dans Prison Break, aperçu récemment dans la catastrophique dernière saison de Heroes) et je m’en vais prier de ce pas prier les Ori pour que ce souhait devienne réalité.


Jeremy Bellessa



Par nemofr - Publié dans : Humeur
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 22:47


Critique rédigée le 9 juin 2010 pour le site Spin-Off (www.spin-off.fr)


Nouvelle mini-série d’été en 13 épisode produite par la FOX et diffusé par NBC depuis le 7 juin dernier, Persons Unknown, thriller dramatique crée par Christopher McQuarry (Usual Suspects) nous plonge dans l’univers intriguant d’un village fantôme semblant tout droit sortie des années 50 ou vont se réveiller plusieurs personnes sans savoir ni comment ni pourquoi elles sont arrivés la. Si le scénario de Persons Unknown n’est pas des plus original et reprend sans le cacher plusieurs éléments des films Cube, Saw ou de la série Le Prisonnier, ce premier épisode dégage néanmoins une ambiance pesante et intrigante dans un village rempli de caméras où nos 7 compagnons de fortune vous vivre et assister à de bien étrange phénomènes.


Ce pilote va se concentrer en particulier sur le personnage de Janet Sullivan (Daisy Betts), gérante d’une garderie à San Francisco dont nous assistons en direct à l’enlèvement puis au réveil dans le village. Saisi par une caméra de surveillance, les images de ce rapt vont provoquées la curiosité de Mark Renbe (Gerald Kyl), journaliste à scandale de San Francisco qui va alors commencer une enquête sur ces mystérieuses disparitions. L’idée d’introduire un élément extérieur aux événements brise ainsi les codes du genre ou un huis-clos étouffant prédomine habituellement. Cette intrigue secondaire apparait (pour l’instant) comme une idée efficace : la scène entre le journaliste et la mère de Janet (Lee Purcell), même si elle ne fait aucunement avancer l’intrigue est très réussit et fait peser le doute sur la le rôle des proches des kidnappés dans leurs disparitions.

 

Également présent au coté de Janet Sullivan, les six autres kidnappés représentent une brochette d’individualités variés et venant de tout horizon allant du marine un poil caricatural au chef d’entreprise égoïste ne pensant qu’a l’argent tout en passant par le « leader » de la troupe, un badass au passé trouble rappelant un tantinet Jake Green de Jericho. On peut sentir dés les premières minutes accompagnant la rencontre de nos sept protagonistes les tensions, futurs trahisons et regroupement en clan que les douze épisodes à venir nous préparent. Espérons néanmoins que la série ne sombre pas dans la facilité et ne nous montre pas uniquement les conflits entre protagoniste sans rien expliquer des enlèvements à la manière d’un Cube. Le prochain épisode semble toutefois se diriger dans cette direction puisque se finissant sur un cliff explicite laissant augurer quelques jets d’hémoglobine très prochainement.

 

Même si ce premier épisode de Persons Unknown ne révolutionne pas le genre et n’ambitionne aucunement la place de « série de l’été », cette fiction estivale s’annonce agréable à regarder et semble solidement armée pour accentuer les vacances à venir d’une pointe de mystère bienvenu. Espérons seulement que l’idée de base du show, pour l’instant relativement bien exploité, sache faire preuve d’un peu plus d’originalité et ne perde pas en intérêt dans les semaines qui viennent.


Jeremy Bellessa



Par nemofr - Publié dans : Séries TV : Critique Episode
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 04:47
Note : il est préférable d'avoir vu les cinq premiers épisode de la série The Pacific avant de lire cet article.


Critique rédigé le 15 avril 2010 pour le site Spin-Off (www.spin-off.fr)

Après quatre premiers épisodes bien en deçà des espoirs placés dans le nouveau bébé du duo Hank/Spielberg, ce cinquième épisode de The Pacific commence enfin à remplir (partiellement) les attentes qu’on attend de cette minisérie grâce à un débarquement magistral sur l’ile de Peleliu qui fut le théâtre d’une des batailles les plus meurtrières de la seconde guerre mondiale.

L’épisode débute sur la suite des événements du chapitre précédent : Robert Leckie s’est remit de son infection urinaire (Enurésie pour les puristes) et fait son retour au front, John Basilone retourne au pays après ses exploits de Guadalcanal dans le but de récolter des obligations de guerre, tandis qu’Eugéne Sledge est envoyé pour la première fois au combat alors que son meilleur ami Sidney Phillips vient d’obtenir une permission. Cette joyeuse bande de marines va vivre quelques séances d’entrainement et de prises de bec pas très intéressante sur la charmante ile de Pavuvu (ou les rats sont plus nombreux que les hommes) avant de débarquer sur Peleliu. Cette trame occupe les trente premières minutes de l’épisode et constitue la partie la moins intéressante de ce dernier : nous n’échappons d’ailleurs pas à la traditionnelle (et ennuyeuse) discussion religieuse entre le rookie fraichement débarqué (Sledge) et le vétéran de Guadalcanal (Leckie) portant sur Dieu et les Japonais.

L’épisode se rattrape toutefois avec brio grâce à une scène très attendu depuis le début de la série : un vrai débarquement. Le premier épisode, en nous montrant un débarquement complètement improbable au milieu d’une plage de Guadalcanal sans ennemis transmettait le message que cette guerre était tout sauf classique ; le débarquement de Peleliu fait passer le message inverse : les Japonais sont bien la, ils savent se défendre autrement qu’en fonçant dans le tas et ils ne font aucun cadeaux. Ce débarquement regroupe tout  les codes du genre : le bateau remplit de soldats silencieux morts de trouilles, des marines tremblant, vomissant et priant…Les cris, les pleurs le sang à l’arrivée : on s’y croirait vraiment (La seule différence étant que cette fois, il y a des palmiers). Le téléspectateur suit l’action en compagnie d’Eugéne Sledge, jeune recrue plein d’illusions tout juste formé et totalement désemparé face à la boucherie : le choix de vivre cet événement à travers ses yeux est une idée redoutablement efficace tant il est aisé de s’identifier à lui, créant un sentiment d’empathie que la série peinait à provoquer jusqu'à présent.

De plus, contrairement aux autres scènes de combats de The Pacific qui se déroulaient presque toujours de nuit (et étaient assez loupé), ce débarquement se déroule de jour et donne réellement envie de voir la suite tellement la réalisation est soignée et prenante. Nous aurons d’ailleurs encore l’occasion d’entendre parler de Peleliu puisque les deux prochains épisodes seront consacrés à cette bataille qui a duré deux mois.

Ce cinquième épisode de The Pacific montre (enfin) une guerre de combat et non psychologique ou contre un environnement hostile, comme elle l’était globalement présentée dans la première partie de la série. L’épisode n’oublie toutefois pas les relations et tensions pouvant exister entre les soldats eux même. C’est néanmoins le débarquement qui attire l’attention dans cet épisode tant sa réalisation fait espérer une hausse de qualité des épisodes dans les prochaines semaines.

Jeremy Bellessa



Par nemofr - Publié dans : Séries TV : Critique Episode
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 04:30
Mary McDonnell, Michael Hogan, Jamie Bamber, James Callis, Tricia Helfer, Katee Sackhoff, Michael Trucco, Aaron Douglas, Grace Park, Tahmoh Penikett & Edward James Olmos. NBC Universal
Critique rédigé le 18 mars 2010

Remake d’une série de 1978, Battlestar Galactica a su se tailler une place de choix dans le cœur des fans de science fiction a ascendance space-opéra au coté de franchises de taille comme Startrek ou Stargate. La série qui a débuté en 2003 et s’est achevé en 2009 comprend 1 téléfilm pilote d’une durée de 3 heures, 4 saisons de 13 a 20 épisodes de 45 minutes chacun, 2 téléfilms d’1H45 et 2 webséries dérivés. Elle raconte l’histoire du Battlestar Galactica, vaisseau spatial de guerre accompagné d’une maigre flotte de vaisseau civil, abritant les tout derniers êtres humains de la galaxie après l’attaque de leurs 12 planètes par les Cylons, race de robots crée par l’homme et se dressant aujourd’hui contre lui.

Ces fameux Cylons, ont dans Battlestar Galactica la particularité de prendre l’apparence d’être humain pouvant se fondre dans la masse rajoutant à la tension ambiante, palpable à chaque instant dans cette vision torturé d’une humanité à la dérive. Loin de nous présenter une vision manichéenne de robots aliénés dans un rôle purement machiavélique, la série nous présente des Cylons en proie au doute et a la remise en question ayant des réactions parfois surprenante et par moment plus humaines que celles d’hommes et femmes désespérés à la recherche d’un foyer.

Les humains survivants seront confronté au cours de leur périple a plusieurs péripéties tel que le manque d’eau, les embuscades de vaisseaux Cylons, la rencontre d’éventuels survivants pas forcement amicaux ou encore de drames internes comme des suicides due au désespoir de l’enfermement a longueur de temps dans un vaisseau étouffant.

La série, d’une incroyable noirceur est composé de personnages de qualité très bien écrit et crédible tel que le commandant Adama, dirigeant de la flotte, autoritaire mais sachant faire preuve de clémence, son second le colonel Tigh, beaucoup plus dur et détestable ayant un penchant prononcé pour la bouteille, ou encore la présidente Laura Roslin, dernier rempart d’ordre et d’administration publique dans une humanité sombrant dans le chao. Le leit-motiv général du programme sera, au cours des quatre saisons, la recherche, pour les derniers survivants du cataclysme d’une une planète légendaire et pour beaucoup imaginaire qui s’appellerait La Terre.

Une des grande force de Battlestar Galactica est d’avoir su développé une mythologie très complète sur la religion et les mythes des êtres humains priant plusieurs Dieu, comme des Cylon, également croyant mais priant un Dieu unique. Cette mythologie sera régulièrement utilisée lors de la recherche de la Terre. Battlestar Galactica est également réputé pour ses combats spatiaux, incroyablement réalistes et impressionnants nous présentant l’affrontement entre la maigre flotte humaine et l’immense armée Cylon.

La série est interprété par un casting de qualité comprenant entre autre Edward James Olmos jouant avec beaucoup de réalisme le rôle du commendant Adama ou encore Marry Mc Donnel, aperçu dans les films Danse avec les Loups ou Independance Day et extrêmement convaincante dans le rôle de la présidente Laura Rauslin

Néanmoins, Battlestar Galactica n’est pas dénué de défaut: en plus d’être composé d’épisodes parfois très lent ou a l’intérêt assez discutable, le plus gros défaut de la série est de vouloir par moment trop en faire et nous présente alors des scènes très intellectuel et métaphorique presque incompréhensibles assez difficile à digérer.

Malgré tout, Battlestar Galactica demeure définitivement une des plus grande série de science fiction de ces dernières années ne pouvant laisser ni les fans de science fiction, ni les néophytes du genre indifférent devant une œuvre aussi complète, profonde et marquante.
Accompagné d’une musique grandiose composé par Bear Mac Creary et accompagnant à merveille les épisodes, Battlestar Galactica est sans contexte une série à découvrir.

L’intégrale de la série comprenant les 4 saisons, les 2 webséries et le premier téléfilm est disponible en coffret au prix d’environ 120€ et se second téléfilm est achetable au prix de 15€.

Jeremy Bellessa


Par nemofr - Publié dans : Séries TV
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 04:22
L'ARNACOEUR : FILM FRANÇAIS DE PASCAL CHAUMEIL AVEC VANESSA PARADIS ET ROMAIN DURIS SORTI LE MERCREDI 17 MARS 2010
Critique rédigé le 23 mars 2010
 
L’Arnacoeur nous raconte l’histoire d’Alex Lippi interprété par Romain Duris dont le «travail» consiste à briser des couples, a la demande des proches des concubines ou futures mariés comme les parents, les frères ou les amis. Accompagné dans sa tache par sa sœur Mélanie et son beau frère Marc, Alex Lippi aura dans ce film la tache très délicate de briser le couple de Juliette Van Der Beck, interprété par Vanessa Paradis qui est supposé se marier dans 10 jours avec Johnatan, jeune homme britannique très élégant et fils de famille riche.

Dés les premières minutes du film, on comprend tout de suite la nature de l’Arnacoeur qui se révèle être comédie qui ne se prend pas vraiment au sérieux, une comédie légère, drôle, souvent assez cliché et probablement complètement dispensable mais qui laisse néanmoins une sensation très agréable a la sortie la salle. On en ressorts content et de bonne humeur avec la sensation d’avoir passé 1H40 agréable devant une comédie romantique sympathique et assez original de par son scénario.

Le personnage interprété par Romain Duris peut être considéré, de par sa profession assez inhabituel comme un salopard dont le seul but est de séparer des couples, de se faire payer et d’ensuite sortir de leurs vies. Le début du film nous présente les méthodes très efficace de cette organisation briseuse de couples consistant à se renseigner un maximum sur les cibles, les éloigner de leurs conjoints pendant quelques heures et les impressionner en leurs présentant le gendre idéal leurs sortant un discours qui leurs fait comprendre que leurs compagnons actuels n’est pas l’homme de leurs vies. Néanmoins, vous vous en doutez, la séparation du couple du personnage de Juliette ne se passera pas tout à fait comme prévu. En effet, le film nous précise que les principes du héro lui interdissent de s’en prendre à un couple solide comme c’est le cas pour Juliette et son fiancé Jonathan.
Toutefois, les 3 complices devront au final accepter cette mission à cause d’importants problèmes financiers. L’urgence de la tache à accomplir en plus de l’originalité pour le héros et sa bande de séparer un couple bientôt marié va faire resurgir les réels sentiments d’Alex Lipis envers une femme terriblement attachante, au début très hostile mais qui baissera ses faiblesses au fur a mesure du film tellement les efforts déployer par le héros pour l’impressionner sont importants.
On pourrait penser au début du film que le héros est dénuer de cœur mais le personnage d’Alex Lippi va se donner pour cette mission beaucoup plus de mal que pour les autres sachant qu’il n’a que 10 jours pour la mener à bien en plus de créanciers pas très amicaux et un peu encombrant qui lui rappelleront ses obligations de manière fort peu courtoises.

Ce scénario, un peu tordu par les bords donne néanmoins un film très agréable se passant en grande majorité dans la principauté de Monaco, lieu ou le mariage est supposé se dérouler. Le cadre est donc parfait et idyllique nous présentant des plans magnifiques, lieu idéal pour commencer une mission de séduction paraissant impossible. Romain Duris et Vanessa Paradis interprètent avec justesse leurs personnages jouant au chat et a la souris et tournant l’un autour de l’autre de manière subtil pendant la grande partie du film. Cette séduction amènera le duo a interprété de manière très impressionnante et parfaitement reproduite la scène de danse de Dirty Dancing, film préféré du personnage interprété par Vanessa Paradis dont de nombreux extraits sont montrés dans l’Arnacoeur.

De plus, les personnages secondaires de la sœur et du beau frère du héros interprétés par Julie Ferier et Francois Damien qui ont pour rôle d’aider Alex a séduire par tous les moyens Juliette rajoute une grosse louche d’hilarité lors de scène complètement improbable.
Egalement a l’affiche, le comique Jean Yves Lafesse et l’acteur Jacques Frantz: son nom ne vous dit peut être rien, je vous rassure, je ne le connaissais pas non plus mais sa voix me rappelait définitivement quelque chose, je ne me trompais guère car c’est la voix officiel française des acteurs américain Robert de Niro et Mel Gibson. En plus d’être un excellent doubleur, s’avère également être un redoutable acteur.

Néanmoins, l'Anarcoeur pêche par la longueur de certaine scène un peu inutile comme les menaces que subit le héros par ses créanciers.
De plus, le personnage de Sophie, meilleure amie de Juliette interprété par Helena Noguerra, complètement nymphomane et cherchant a séduire le héros, déjà occupé par Juliette aurai pus être potentiellement plus utile dans le film même si ses brefs passages sont rigolo et bien jouer.

Pour conclure, L’Arnacoeur est une comédie romantique très agréable à regarder, mettant de bonne humeur et nous faisant rire de bon cœur. Ce n’est évidemment pas le film de l’année mais n’hésitez pas a y jeter un œil à l’occasion, je pense que vous ne serez pas déçus.

Jeremy Bellessa


Par nemofr - Publié dans : Cinema
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